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Quasimodo

Elle dansait avec sa chèvre

Sabots, castagnettes d’argent

Dans l’anneau noirâtre des gens

Qui l’aspirait comme une lèvre

Mais aussi tout là-haut, là-haut

La regardaient maintes gargouilles

Regards de pierre… L’un se mouille

C’est l’œil bleu de Quasimodo

Et le bossu d’un pas qui cloche

S’en va sonner un chant de cloches

 

Et ding ding ding pour la divine

Et dingue dingue dingue dingue et sourdingue

Et ding dingue dong

Au gros bourdon, carillonnons !

 

Longs cheveux noirs et poils de neige

Au pied des tours dansent en rond

Quasimodo de son balcon

Bavant de joie suit leur manège

“ On m’a menti, dit-il tout bas,

À moins que le monde ne change

Car s’il n’existe qu’un seul ange

Il n’est point au ciel mais en bas. ”

L’adoration dans son poitrail

L’illumine comme un vitrail

 

Et ding ding ding pour la divine

Et dingue dingue dingue dingue et sourdingue

Et ding dingue dong

Au gros bourdon, carillonnons !

 

“ Bon carillon, prête tes cordes

Que je les noue d’un seul tenant

Et que j’aille me balançant

Jusqu’à ce corps, jusqu’à ces cornes ”

Ainsi soit-il. De Notre-Dame

Le singe humain s’élance et plane

 

Et l’on vit s’envoler là-haut

Sous le bras de Quasimodo

Qui sur sa liane hop ! l’enlève

La blanche, douce, gente chèvre

 

Et ding ding ding pour la divine

Et ding dingue dong, carillonnons !

 

 

Auteur Claude Nougaro, compositeurs Claude Nougaro et Maurice Vander, © 1976 Éditions du Chiffre Neuf.

 


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