Stances à New York
Et maintenant que ma voix s’élève…
C’est le mot qui convient quand on chante New York
New York, hyperréaliste rêve
New York, le king de l’électrochoc
Et maintenant que ma voix s’élance…
C’est le mot adéquat pour écouler mon stock
De rythmes enfouis, d’inextinguibles danses
De Noureïev à Nougarock
Et maintenant que ma voix module…
C’est le mot qui me vient pour peindre le patchwork
De New York d’aube d’or au rouge crépuscule
Et puis la nuit et son brasier de blocks
Et maintenant que ma voix soit douce…
Si douce que la sirène hurlante des pompiers
Se calme en l’entendant et se prenne un tel pied
Que le feu de l’enfer devienne bain de mousse
Et maintenant que ma voix se taise…
La salle s’obscurcit, se lève le rideau
Dans l’ombre d’un bémol ou la clarté d’un dièse
New York City m’embarque, porte-avions ou radeau
Auteur Claude Nougaro, compositeur Michel Colombier, © 1989 Éditions du Chiffre Neuf et Michel Colombier Music.
Reproduction interdite. Toute utilisation des textes, notamment à des fins commerciales, est soumise à l’autorisation préalable de l’éditeur concerné.