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Vieux Vienne

Toutes les musiques sont bénies

D’où qu’elles viennent, quels que soient leurs nids

Elles appartiennent à l’âme humaine

C’est un Viennois qui me l’a dit

Et ce soir, j’ai la veine autrichienne sur cette mélodie…

 

Ah ! que vienne que vienne que vienne une valse de

Vienne

Vienne une chose toute rose qui ose dire aérienne

Dans un frisson délicieux

Des mots d’amour à l’ancienne

Ah ! que vienne que vienne que vienne une valse de

Vienne

Un Pleyel plein de ciel trinquant, tchin ! à la tienne

Les trois temps d’un temps grisant qui nous maintienne

Noyés jusqu’au fond des yeux

Par une passion diluvienne

Ah ! que vienne que vienne une valse de Vienne

 

Ah ! que vienne que vienne que vienne une valse de

Vienne

Vienne comme dit Arthur un temps dont on s’éprenne

Vienne un grand bal bacchanale

Une ronde ravélienne

Ah ! que vienne que vienne que vienne une valse de

Vienne

Un bouchon d’champagne à faire péter les peines

Un grand vent d’violons violents qui désenchaîne

Un orage très précieux

Plein de foudre musicienne

Ah ! que vienne que vienne une valse de Vienne

 

Noyés jusqu’au fond des yeux

Par une passion diluvienne

Ah ! que vienne que vienne une valse de Vienne

 

 

Auteur Claude Nougaro, compositeur Fred Freed, © 1980 Éditions du Chiffre Neuf.

 


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