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À perpète

Chaque matin je penseÀ ce dix-neuf juinVous parlez d’un silenceDans le bar du Marsouin 
Quand ce gros veau d’AlbertVint à moi d’un air sucréEt me dit : « Ta môme
Faut plus y penser »
 
Jusqu’à perpète
Me v’là derrière les barreauxJusqu’à perpète
Pour un méchant coup de couteauSi rien ne m’arrête
Quand je creuse mon tunnelEn l’an deux mille
Je verrai le ciel !
 
Chaque matin je penseÀ cet avocatQui prit ma défenseEn m’disant : « T’en fais pasQuand j’aurai parléLe juge, les flics, les jurésRetiendront leurs larmesTu seras acquitté… »
 
Jusqu’à perpète
Me v’là derrière les barreauxJusqu’à perpète
Pour un méchant coup de couteauSi rien ne m’arrête
Quand je creuse mon tunnelEn l’an deux mille
Je verrai le ciel !
 
Chaque matin je penseÀ ce gros veau d’AlbertOui mais lui s’en balanceIl rigole près de saint PierreMoi, mon ange gardienEst toujours devant mes verrousQuand il tourne la têteAlors je creuse mon trou
 
Jusqu’à perpète
Me v’là derrière les barreauxJusqu’à perpète
Pour un méchant coup de couteauSi rien ne m’arrête
Quand je creuse mon tunnelEn l’an deux mille
Je verrai le ciel !
 
 
 
 
(Ninety-nine years) Adaptateurs Claude Nougaro et René Rouzaud, auteur Sid Wayne, compositeur John Benson Brooks, © 1956 Publications Francis Day.
Chanson interprétée par Philippe Clay, Léo Clarens.

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