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Le ciel et l’oiseau

Le ciel à l’oiseau pourrait dire adieu,

la rose à l’abeille et les anges à Dieu ;

pourraient se haïr ces choses qui s’aiment,

le blé que l’on sème refuser le soleil,

qu’au fond de l’oubli, qu’au fond de la haine

mes lèvres et les tiennes resteraient soudées…

Oui, ton corps de mes bras ne pourra s’arracher

même si un jour se séparent

le ciel de l’oiseau, la rose de l’abeille,

l’enfant de la mère, le blé du soleil ;

que ces liens sacrés un jour se défacent

sans laisser de traces dans un monde maudit,

au fond de l’oubli, au fond de la haine,

comme au premier jour je dirai : je t’aime

d’un amour assez fort pour que tu vois encor

se dorer le blé au soleil

et voler l’oiseau dans le ciel.

 

 

Auteur Claude Nougaro, compositeur Gérard Delord, adaptateur Alex Marco, © 1959 Société Paris 8 (Universal).
Chanson interprétée par Gérard Delord.

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