Sonnet à Brassens
À bras le corps Brassens
à bras le corps de l’arbre
où la vie et la mort
entrelacent leur loi
avant de replonger
dans le torrent de barbe
qui coule du menton
d’un Jupiter gaulois.
Là-bas, au sel, à Sète
aux salives de marbre de la mer
oui, toujours, toujours recommencée
tu naquis d’un maçon
certainement pas glabre
et travaillas bientôt
ta guitare à penser.
C’est dur, Georges, c’est vache
d’être un poète, un pouet-pouet
de posséder un peuple ajusté à sa voix.
Vé, l’homme, sous ta moustache
je fris mon omelette
et que l’œuf bien cassé te donne de la joie.
Auteur Claude Nougaro, compositeur Jean-Claude Vannier, © 1975 Les Éditions du Chiffre Neuf.
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